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Au sujet de nos frères persécutés
Réveillez-vous, monde chrétien ! Le monde brûle. L’Église brûle. Le Christ meurt dans l’âme d’innombrables personnes. Des centaines d’évêques ont été assassinés, emprisonnés, exilés, séparés de leurs fidèles, ou se sont rendus au service des ennemis de Dieu. Des dizaines de milliers de prêtres et de religieux ont été retirés de leurs activités pastorales, chassés de leurs églises, arrachés à leur service de charité, empêchés de prêcher l’évangile, et souvent lorsque des mercenaires sont responsables du troupeau obligés par leurs propres autorités ecclésiastiques à devenir les propagandistes du Mal. Des millions de fidèles errent comme des moutons sans berger. Des centaines de millions d’enfants de parents chrétiens, enfants de Dieu, sont intégrés de force parmi les pionniers rouges. Ils marchent derrière des bannières couleur rouge sang et sont élevés dans une haine sauvage du Père céleste. Ne pensons pas que nous ne sommes pas responsables de la souffrance de l’Église persécutée. Tel que nous sommes responsables, à travers nos péchés personnels, de la souffrance pénible de Notre Seigneur Jésus Christ, nous sommes également responsables des tourments de ceux qui, selon les paroles de Saint Paul, complètent dans leur chair ce qui manque aux souffrances du Christ. Mais si nous sommes tous coupables, nous avons tous quelque chose à suppléer à ceux qui, pour nos péchés, boivent du calice des souffrances de Jésus. Car nos frères et soeurs souffrants ne sont que des êtres humains, tel que Jésus fut un être humain, qui, dans son agonie, suait de l’eau et du sang, et qui ne pouvait se passer du voile de Véronique ainsi que du soutien de Simon de Cyrène et de la présence de sa mère près de la Croix. Lorsque vous adorez le Cœur Sacré de Jésus, pensez non seulement au Seigneur qui expie et qui saigne les péchés du monde, mais également à toutes les personnes persécutées qui expient et saignent avec Lui pour nous. Non seulement partagent-ils son humiliation et sa misère, mais de leurs bouches, nous entendons aussi Sa plainte amère : « J’attends de la pitié, mais en vain, des consolateurs, et je n’en trouve aucun. »
Nos frères persécutés sont l’élite de l’Église. C’est une tâche d’honneur que de nous solidariser avec eux. Car dans le Corps mystique du Christ, nous formons avec eux une unité spirituelle qui est plus profonde et inébranlable que toute union naturelle. Si l’un de ses membres souffre, tous les autres souffrent également. La souffrance des martyres est au profit de tous. Il s’agit donc d’un grand privilège que de souffrir au nom de Jésus, d’être uni au Seigneur souffrant et de participer à son travail de Rédemption. Après le Christ, c’est sans doute grâce aux Chrétiens persécutés au-delà du Rideau de Fer que l’Église est, même en ces temps ténébreux, l’Église Sacrée qui, en tant que fiancée du Christ, reste fidèle à Dieu, malgré la trahison d’un nombre aussi élevé de ses enfants. Cette Église torturée, qui a expié par le sang et les larmes les péchés des pères et qui a préféré faire des sacrifices inouïs plutôt que de partager les avantages éphémères des collaborateurs et des prêtres de la paix, cette Église du Silence, qui fut méprisée et souvent délibérément oubliée, est le vrai gage de notre salut. Nous devons continuer à l’alimenter de nos prières et de notre réconfort, jusqu’à ce que le sort des millions de persécutés soit soulagé.
Je continuerai donc à être un mendiant et à vous rappeler les millions de coreligionnaires confiés à notre attention qui portent la gloire amère du Crucifié. Dans l’angoisse et la solitude, discriminés et privés de leur pain, torturés et livrés à des méthodes de destruction psychiatriques, oubliés, méconnus ou tirés dans le dos, dans la faim, la misère et la peur, en chaînes, dans l’oppression et la mort, ils sont les rédempteurs invisibles du monde. La croix qu’ils portent est votre salut. C’est par égard pour eux que le châtiment de Dieu, qui devrait peut-être aussi vous frapper, est reporté d’année en année. Ils forment un groupe de justes qui préservent de l’effondrement cette Sodome moderne, dans laquelle vous êtes également condamnés à vivre. Ils vous assurent la pitié de Dieu. Ils peuvent donc réclamer votre gratitude et votre aide.
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